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Entretien

 


Frank Giroud (1/3)

Le scénariste de bande dessinée, qui vient de recevoir le Prix Albert Uderzo du meilleur album adulte pour le 3ème épisode de Quintett, nous a reçu dans son appartement de Belleville afin d'évoquer son parcours

[ Interview complète : 1/3 - 2/3 - 3/3 - Document ]

1001scénaristes : Vous êtes né à Toulouse en 1956. Par référence à votre série Secrets, dans quelle mesure votre famille et votre enfance ont-ils influencé votre parcours ?

Frank Giroud : Je viens d'une famille dans laquelle il y a des secrets, comme dans toutes les familles. Mais chez nous, ces secrets ont été dits assez tôt. Ces révélations ont dû me travailler, et mon intérêt pour l'histoire familiale s'est vite élargi à l'Histoire avec un grand H, pour laquelle je me suis passionné dès l'école primaire. Pour ma première "nouvelle", écrite à l'âge de dix ans, une espèce de rédaction libre, j'avais d'ailleurs choisi un sujet historique mêlé à un sujet familial. Elle racontait les adieux d'un jeune hobereau partant combattre dans les armées de La Fayette pour libérer les colons américains, notre jeune héros expliquant le sens de sa démarche à sa fiancée qui le suppliait de rester auprès d'elle. Cela ressemblait étrangement au départ de mon père pour l'Algérie, le lendemain de son mariage, alors que j'étais moi-même dans le ventre de ma mère...

1001scénaristes : Vous avez eu une bonne note ?

Frank Giroud : J'ai gagné ! C'était un concours, et j'ai remporté le premier prix. Ce qui a été fondamental pour la suite, et a déterminé ma carrière. J'avais eu une enfance pas très drôle, dans un milieu ouvrier. Avec les inconvénients de ce milieu, dans la mesure où nous vivions dans des conditions spartiates, mais sans les avantages puisque je n'avais pas le droit de sortir faire les quatre cents coups avec les voyous du quartier... La première fois où je me suis senti vraiment libre, c'est en inventant cette histoire. Résultat : on me donne le premier prix ! Forcément, ma tête de gamin s'est mise à bouillonner. A partir de ce moment-là, je n'ai plus cessé d'écrire. L'année suivante, je participais au journal du collège dans lequel j'écrivais des feuilletons policiers. Ceci jusqu'à l'âge de quinze-seize ans, âge auquel j'ai découvert la grande bande dessinée à travers Pilote. Notamment le Blueberry de la grande époque, Tanguy et Laverdure, Barbe Rouge, Gotlib, etc.

1001scénaristes : Dès ce moment-là, vous avez été très attiré par la bande dessinée ?

Frank Giroud : Oui, j'ai abandonné la "littérature" pour la bande dessinée, beaucoup plus marrante pour moi. J'étais passionné de cinéma et voilà que, brutalement, je m'aperçevais qu'on pouvait, sans grands moyens, faire des films à grand spectacle sur papier. Exemple flagrant : Charlier et Giraud qui, à travers les Blueberry de l'époque comme Chihuahua Pearl, faisaient carrément du Sergio Leone.

1001scénaristes : Qu'est-ce qui vous a amené ensuite à faire des études d'histoire ?

Frank Giroud : La nécessité de faire des études, tout simplement. Pour mon père, c'était la condition sine qua non pour rester à la maison. Il était totalement opposé à ce que je me lance dans la BD. Dans la mesure où je ne voulais pas me fâcher avec lui, j'ai entamé des études supérieures. J'ai choisi l'histoire parce que c'était la seule matière qui m'intéressait. En même temps, le hasard (ou pas) a fait que j'étais dans le seul lycée de province qui préparait à l'Ecole des Chartes, un institut formant les archivistes, les bibliothécaires et, avec une formation supplémentaire, les conservateurs de musée. Les "chartistes" étant fonctionnaires rémunérés et l'Ecole étant à Paris, je me suis dit : si jamais je décroche ce concours, j'aurai de quoi vivre... et surtout, je serai dans la ville des éditeurs ! Et j'ai réussi ! Sitôt à Paris, plutôt que d'apprendre le métier d'archiviste, je me suis mis en quête de mon premier contrat. Je l'ai signé au mois de mai 78, moins d'un an après mon arrivée. Chez Larousse, dont le département jeunesse lançait une collection de BD sur la découverte du monde, puis sur l'histoire du Far West, pour laquelle j'ai fait cinq ou six fascicules.

1001scénaristes : C'étaient des histoires courtes ?

Frank Giroud : Des histoires de vingt et une pages. Pour le premier fascicule, je me suis fait un peu avoir... Pourtant la signature de ce contrat a été l'une des plus grandes joies de ma vie. La désillusion est venue après. J'écris donc mon scénario, j'y passe des semaines, voire des mois. Le sujet en était l'expédition de Lewis & Clarke, les premiers Américains à traverser le continent d'Est en Ouest, au moment où Jefferson achète la Lousiane à Napoléon - Louisiane qui, à l'époque, allait du Missouri au Pacifique. Or il n'existait aucun document en français sur ce thème. Il n'y avait que le journal de Lewis & Clarke en anglais : 400 pages à déchiffrer dans le texte... puis à résumer en 21 planches ! Un travail énorme ! Six mois après, je le donne au directeur de collection qui me félicite et me promet de retravailler avec moi. Le temps passe... Près d'un an ou deux plus tard, je vois paraître le bouquin. Et je lis : "scénario de untel et untel, avec la collaboration de Frank Giroud". Alors que j'avais livré un scénario complet, clés en mains ! (rires) Puis je réalise que l'histoire publiée n'a plus rien à voir avec celle que j'avais écrite. Entre temps, la rédaction m'avait confié d'autres fascicules où, pour le coup, j'étais seul scénariste ; mais mon travail n'en était pas moins régulièrement massacré, mes histoires coupées sans même que j'en sois informé ! Au bout d'un moment, j'ai donc laissé tomber. Cela dit, l'expérience Larousse m'a fait progresser dans le métier, entre autres en m'inculquant un sens aigu de la synthèse (5 images par planche, pas plus, et des bulles de dimension donnée interdisant tout bavardage). Elle m'a surtout permis de côtoyer des professionnels... Du moins au bout d'un certain temps. Car au début je ne voyais personne, puisque j'envoyais mon scénario à la rédaction, qui le transmettait elle-même au dessinateur : ce qui est aberrant. D'habitude le scénariste et le dessinateur travaillent ensemble et l'éditeur n'intervient qu'après. Mais j'ai fini par rencontrer Frisano, Gattia, Crepax et quelques autres. Ces fascicules ont été pour moi une carte de visite qui m'a permis ensuite d'aborder d'autres dessinateurs en disant : je ne sors pas de n'importe où, je travaille chez Larousse !

1001scénaristes : Dès le début, votre travail est assez marqué par votre formation d'historien. Pensez-vous qu'elle vous ait apporté en tant que scénariste ?

Frank Giroud : Honnêtement, je n'en suis pas sûr. La série qui m'a lancé dans le milieu de la BD, c'est Louis la Guigne. Or, quand j'ai commencé à travailler dessus, je n'avais qu'une vision très superficielle des années 20 !

1001scénaristes : Vous n'étiez pas encore agrégé d'histoire ?

Frank Giroud : Non. Contrairement à ce que certains pensent parfois, je ne suis pas un prof devenu scénariste, mais un scénariste devenu prof parce qu'il ne gagnait pas assez d'argent avec ses scénarios ! Quand j'ai démarré Louis La Guigne, je ne connaissais rien, ou très peu de choses, aux années vingt. Prenons un autre exemple qui est pour moi un des chefs d'Suvre de la bande dessinée réaliste, Les passagers du vent. Bourgeon a une formation de fabricant de vitraux, il n'a pas suivi d'études d'histoire. Pourtant il est devenu l'un des plus grands spécialistes de la marine du XVIIIe siècle parce qu'il a eu besoin de se documenter pour écrire cette série. Je ne suis donc pas certain que la formation d'historien aide en quoi que ce soit. Au début je ne saurais dire si c'était plus une aide ou un handicap. J'étais en effet tellement marqué par ma soif d'authenticité que je me refusais à toute approximation et me lançais dans des tas de recherches inutiles. Or je ne suis pas historien mais raconteur d'histoires. Par contre, j'aime toujours suivre l'actualité historique. Je lis des revues comme L'Histoire, que je mets en fiches et où je pioche parfois une idée. Plus que ma formation, c'est donc ma passion pour l'histoire qui influe sur les sujets que je traite.

1001scénaristes : Vous êtes par ailleurs un grand voyageur . D'où vous vient ce goût pour le voyage ?

Frank Giroud : Il est très ancien et vient, je pense, d'une espèce de rêve d'enfant. Quand j'étais gamin je lisais Stevenson, Jules Verne, Henry de Monfreid... Les lieux dans lesquels se déroulaient ces histoires me fascinaient, et je me disais qu'un jour, il faudrait que j'aille les visiter. A 17 ans, j'ai ainsi décidé de partir faire du trafic d'armes dans la mer Rouge ! A l'époque, la majorité était à 21 ans. Quand les gars m'ont vu sur le port, ils ont refusé de m'embarquer, et mon équipée s'est arrêtée à Marseille où j'ai erré quelque temps avant de rentrer et reprendre un cursus normal. Mais cet échec ne m'a pas rebuté. Dès que j'ai eu l'occasion de repartir, je l'ai fait. D'abord professionnellement, en tant qu'accompagnateur de voyage. Ce n'est pas la façon la plus intéressante de bourlinguer, mais ça m'a permis de sillonner des pays que je n'aurais pas eu l'occasion de découvrir autrement, faute d'argent. Ensuite je suis parti à l'aventure, à droite ou à gauche. Je suis allé travailler à l'étranger. Et enfin - le plus passionnant ! -, je me suis lancé dans le repérage. Quand l'un de mes récits se déroulait dans un pays peu connu, je prenais contact avec des gens du cru, et je suivais le parcours que j'avais imposé à mes personnages dans mon synopsis. C'est ainsi que j'ai découvert d'une façon très particulière la Roumanie, la Sibérie, l'Algérie, la Macédoine...

1001scénaristes : Dans les années 80-90, vous aviez une étiquette de scénariste militant. Depuis Le Décalogue, on vous voit plutôt comme un "scénariste à concept", un inventeur de formes scénaristiques. Comment analysez-vous l'évolution de votre travail ?

Frank Giroud : Il faut se méfier des étiquettes. Quand on me qualifiait de scénariste militant, j'écrivais aussi du polar, du western, de l'espionnage... Mais il est vrai que mon personnage fétiche, Louis la Guigne, fut l'un des premiers héros libertaires en bande dessinée (si ce n'est le premier). Ses aventures offraient au lecteur l'occasion de découvrir l'histoire politique de l'Europe et des Etats-Unis durant l'Entre-deux-Guerres. Il y a également ce que j'ai fait avec Lax : Les oubliés d'Annam, La fille aux ibis, Azrayen'. Ce sont ces albums qui ont davantage marqué que les autres, dans la mesure où, à l'époque, j'étais très isolé sur ce terrain. A part Christin, et Bucquoy à une époque, personne ne faisait de BD politique. Cela dit, et même si je n'ai jamais eu l'intention de faire de la BD à message, de la bande dessinée didactique, il me semblait logique que mon engagement de citoyen passe à travers mes récits. Comme chez tout inventeur d'histoires, les personnages que je crée tiennent un peu de moi.

Même chose quand j'ai créé Le Décalogue. Ce mode de narration n'existait pas, et les projecteurs se sont braqués sur cette série plutôt que sur Mandrill, Louis Ferchot ou d'autres. Mais c'est vrai qu'au moment du Décalogue s'est produit un déclic capital. Pendant une quinzaine d'années, j'ai appris mon métier. J'avais choisi un outil, la bande dessinée, qui me passionnait, que j'ai appris à manier. Au départ j'imitais les gens que j'admirais, qui me fascinaient. C'est Blueberry qui m'a amené à la bande dessinée. Quand je me suis mis à écrire des scénarios, mes récits tenaient donc de Charlier dans l'aspect picaresque, dramaturgique, dans les rebondissements et le souffle épique. Et aussi de Greg pour les dialogues, toujours extrêmement percutants chez lui. Puis, à travers Les Phalanges de l'Ordre noir et Partie de chasse, j'ai découvert Christin. J'ai alors réalisé qu'on pouvait faire une BD "militante" sans ennuyer le lecteur. Louis la Guigne lui doit beaucoup. Par la suite, progressivement, j'ai fait du Frank Giroud. Mais je restais enfermé dans le format des 46 pages (dont je ne sortais que rarement, comme dans La fille aux ibis), dans cette dualité "ou one-shot (histoire complète en un album), ou série". A tel point que j'ai commencé à me lasser, et tout en continuant à écrire des scénarios, j'ai fait de la chanson, un roman, des nouvelles, des comédies musicales, du conte... Jusqu'à ce que j'imagine le concept novateur développé dans Le Décalogue : une série d'albums indépendants rassemblés dans un ensemble lisible dans un sens ou dans l'autre. L'expérience m'a passionné, et m'a redonné envie de faire de la BD. Je me suis dit : à présent que je maîtrise l'art narratif, ça n'a aucun sens de faire ce que les autres ont déjà fait. Lançons-nous des défis ! Défrichons des terrains encore vierges ! Et avant même d'avoir terminé la saga, je me suis lancé dans Quintett, dans L'Expert (qui n'a pas le retentissement des deux autres mais que je considère comme une expérience scénaristique intéressante) ou dans les deux derniers Louis Ferchot, pour lesquels j'ai introduit le procédé de la caméra subjective, qui à ma connaissance n'avait jamais été utilisé en bande dessinée... Du coup, j'ai retrouvé cet enthousiasme et cette énergie qui me portaient il y a vingt ans. Toutefois, je prends bien garde à ne jamais sacrifier le fond à la forme. L'élément de base reste une histoire forte. Mais si on peut lui donner encore plus de piment par une forme inédite, tant mieux ! Et je n'en ai pas fini avec la recherche de ce piment. Actuellement, je suis en train de m'attaquer à la forme matérielle de l'album lui-même. Pour l'heure, je m'adonne donc à plein à la bande dessinée. Peut-être reviendrai-je plus tard à d'autres moyens d'expression, mais les expériences en cours vont encore m'occuper pendant quelques années.

1001scénaristes : Le Décalogue est aussi une charnière dans la mesure où il a fait de vous un scénariste "star" : les éditeurs mettent aujourd'hui votre nom en avant pour les lancements de nouveaux albums. Ce succès vous donne-t-il plus de liberté, ou plus de contraintes ?

Frank Giroud : Il me donne infiniment plus de liberté, puisque j'ai maintenant la possibilité de placer n'importe quel projet... y compris s'il est un peu fou. Je devrais même dire : surtout s'il est un peu fou, car c'est presque ce qu'on attend de moi ! Ce qui est fondamental, c'est que je peux désormais consacrer toute mon énergie à la création. Avant Le Décalogue, une grande part de celle-ci était dévorée par la prospection. C'était loin d'être simple. Même avec plus de dix tomes de Louis la Guigne, même avec la rafale de prix moissonnés par Les oubliés d'Annam ou Azrayen', j'étais obligé de présenter trois scénarios, voire quatre ou cinq pour être sûr d'en vendre un. Aujourd'hui, je n'ai plus ce problème, et ça, c'est infiniment plus important que l'argent, ou que la possibilité de travailler avec à peu près n'importe quel dessinateur.

1001scénaristes : Au-delà de la polémique sur le Grand Prix de la Ville d'Angoulême et le fait qu'il n'ait jamais été décerné à un scénariste (vous avez parlé de "pantalonnade cooptative"), quel regard portez-vous sur le statut des scénaristes en bande dessinée ?

Frank Giroud : Il est aujourd'hui nettement plus satisfaisant qu'il ne l'était il y a trente ans. Je crois que cette évolution est due à plusieurs phénomènes. Depuis très peu de temps, la bande dessinée est entrée dans l'âge adulte. Jusque dans les années 70, elle a connu une espèce de désert où elle était réservée aux enfants et aux adolescents. Avec l'arrivée de Pilote et d'autres journaux, elle est devenue adolescente-adulte, tout en restant limitée à certains domaines : l'aventure, le polar, la SF, l'heroic fantasy... Depuis une dizaine d'années, elle touche absolument tous les domaines que l'on trouve abordés par ailleurs en littérature, au cinéma ou au théâtre. Et puis, je crois que le public est devenu plus exigeant. Il ne se laisse plus fasciner comme c'était le cas il y a une dizaine d'années par les dessinateurs. Ce qui était alors tout à fait normal. Pendant des décennies, qu'on prenne Spirou, Tintin ou autres journaux de l'époque, c'était globalement la même forme très sage, les trois ou quatre bandes superposées, les huit ou dix cases par planche, etc. Tout à coup, avec Pilote, Métal Hurlant, (A Suivre) et consorts, des auteurs comme Druillet, Moebius, Loisel ou Bilal font exploser ce carcan. Les lecteurs, voyant débouler cette révolution graphique, tombent sous le charme, voire la fascination de la forme. Même si les histoires ne sont pas terribles, sauf exception, on prend le tout. Car c'est beau, très beau ! Puis la fascination s'étiole au fur et à mesure que les dessinateurs de talent se multiplient. Aujourd'hui, un graphiste génial n'est plus exceptionnel. Du coup, l'intérêt se porte sur le scénario. D'où le succès d'une collection comme Aire Libre : les dessinateurs étaient connus, leurs scénaristes parfois moins, l'association était souvent étonnante, et surtout les sujets sortaient de l'ordinaire. Puis d'autres collections, comme Troisième Vague chez Le Lombard, ont mis l'accent sur l'intrigue. Ce qui fait l'intérêt d'histoires comme Alpha, I.R.$., Niklos Koda, ce sont avant tout les scénarios. Même chose avec Le Triangle Secret et Le Décalogue. Dans ce dernier cas, d'ailleurs, on note un phénomène très étonnant : les albums étant publiés deux par deux, on voyait parfois sortir en même temps un tome réalisé par un dessinateur habituellement peu vendeur, et un autre dessiné par une star... Or les ventes étaient exactement les mêmes, à quelques centaines d'exemplaires près ! Preuve que le lecteur achetait avant tout ces albums-là pour l'histoire, et non plus pour le dessin. Ce qui ne veut pas dire que la fascination pour le graphisme ait cessé. Si j'avais lancé Le Décalogue avec des dessinateurs médiocres, je ne l'aurais pas vendu. Quand le lecteur potentiel ouvre le premier tome, dessiné par Béhé, ou le deuxième par Giulio de Vita, il se trouve face à un dessin tout à fait exceptionnel, et il achète l'album. Après, et seulement après, c'est l'histoire qui le retient et le pousse à continuer sur sa lancée.

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Arnaud Claes
(Mai 2006)
  
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